Assurance : des résultats en demi-teinte pour la loi Lagarde ?

Publié par Claire le 18 juin 2013 dans Actualité

Un sondage réalisé par l’assureur Metlife met en évidence les limites de la loi Lagarde en matière d’assurance emprunteur.

Qu’a changé la loi Lagarde ?

Entrée en vigueur en 2010, la loi Lagarde modifie profondément le prêt à la consommation.

Christine Lagarde expose sa loi

Parmi les dispositions visant à protéger l’emprunteur, il y a de nouvelles possibilités pour assurer un prêt à la consommation ou un prêt immobilier. Jusque-là, l’organisme prêteur pouvait imposer son assurance à l’emprunteur. Avec la loi Lagarde, il n’en a plus la possibilité et le client est alors libre de solliciter une autre compagnie d’assurance. Il peut ainsi faire jouer la concurrence et obtenir, à garanties équivalentes, un tarif plus attractif. Sur des crédits avec une durée et / ou un capital emprunté importants, cela peut représenter plusieurs milliers d’euros.

Quels sont les résultats observés par les assureurs ?

Pour voir quelle a été la portée de la mesure sur trois années d’exercice, l’assureur Metlife a organisé un sondage auprès de 1 192 courtiers spécialisés. 75 % d’entre eux ont déclaré que la loi Lagarde n’avait pas conduit à une augmentation des délégations d’assurance. Ainsi, 90 % des contrats restent l’apanage des organismes prêteurs. La suprématie des banques reste donc entière en la matière ; la tentative d’externalisation des contrats semble être un échec. Pourquoi ?

Pourquoi la délégation d’assurance est-elle un échec ?

Plusieurs phénomènes peuvent expliquer les échecs de la loi Lagarde. Le tout premier, c’est le manque d’information des emprunteurs. En effet, présentée comme un package, l’offre de crédit ne semble pas toujours pouvoir être dissociée de l’assurance. Bien que la mention de cette possibilité soit obligatoire, les emprunteurs n’y accèdent pas nécessairement. De plus, s’il est possible d’assurer son prêt ailleurs, prendre l’assurance maison fait bien souvent partie de la négociation. Un véritable frein pour les emprunteurs ! Pour finir, l’organisme prêteur est seul juge de l’assurance présentée par son client. Il est en droit de la refuser s’il estime qu’elle n’est pas équivalente à celle qu’il a proposée. Voilà une brèche dans laquelle de nombreux organismes bancaires s’engouffrent.

Comment améliorer les chiffres de la délégation d’assurance ?

Pour l’emprunteur, pouvoir comparer les offres de prêt et choisir la meilleure est un réel avantage. Ainsi, la loi de régulation bancaire actuellement en préparation prévoit de corriger certaines des imperfections de la loi Lagarde. Au menu : affichage du taux annuel effectif de l’assurance dans les supports de communication, interdiction des frais de délégation, etc. Grâce à de tels dispositifs, l’emprunteur sera mieux informé.

 

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