Arrêt maladie : quel relai pour le remboursement du prêt ?

Publié par Claire le 3 octobre 2013 dans Conseils

L’assurance du crédit permet de voir, sous conditions, tout ou partie de ses mensualités prises en charge en cas de problème de santé. Alors, peut-on avoir recours à son assurance en cas d’arrêt maladie ?

Les conditions dans lesquelles l’assurance emprunteur peut jouer

Remboursement du prêt en cas de maladieLes garanties de l’assurance emprunteur peuvent être notamment mises en jeu en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité. L’incapacité de travail est une inaptitude temporaire et empêche de mener une activité professionnelle ou non. L’invalidité est une réduction permanente de certaines aptitudes.

 

Ces situations conduisent bien évidemment, dans un premier temps, à un arrêt maladie. Ces risques étant couverts par l’assurance emprunteur, il est possible de la faire jouer. Toutefois, le recours ne peut s’exercer que dans des conditions strictes. Ainsi, pour l’incapacité, le problème doit généralement empêcher toute activité professionnelle ; il ne doit pas être qu’une inaptitude pour l’emploi exercé. De plus, le déblocage de l’indemnisation est souvent soumis à un délai de carence. Par exemple, il faudra attendre 90 jours après la déclaration de la pathologie / du handicap, avant de voir les mensualités prises en charge par l’assurance emprunteur. C’est un long arrêt maladie ! Enfin, selon le contrat, la prise en charge peut être totale ou partielle, elle peut engendrer un remboursement immédiat de toutes les sommes dues au prêteur ou un remboursement mois par mois.

 

En cas d’arrêt maladie de longue durée, il est de toute façon important d’en informer sa compagnie d’assurance, afin de savoir si on peut bénéficier d’une prise en charge.

A défaut, comment rembourser son prêt ?

A défaut de prise en charge par l’assurance, il faudra tout de même rembourser le prêt. Sinon, on s’expose à une inscription au fichier Banque de France. Or, un arrêt maladie entraîne bien souvent une diminution des revenus. Pour un foyer à l’équilibre budgétaire précaire, l’arrêt maladie peut se transformer en catastrophe financière. Quels sont alors les recours ouverts à l’emprunteur ?

 

L’emprunteur, s’il sait qu’il va connaître des difficultés de remboursement, doit tout d’abord se rapprocher de son organisme de crédit. Avec son conseiller, ils peuvent trouver une solution : report d’une échéance, diminution des mensualités, augmentation du découvert autorisé, etc.

 

Si aucune solution satisfaisante ne peut être trouvée, alors un rachat de crédit peut être envisagé. Celui-ci permettra de renégocier les conditions du contrat auprès d’un nouvel organisme de crédit.

 

Toutefois, avant d’en arriver à de telles mesures, l’emprunteur doit également garder à l’esprit que si un arrêt maladie engendre une baisse de revenus, il engendre aussi une baisse des dépenses. En effet, on a moins de loisirs quand on est malade. Voilà un poste de dépense dans lequel on peut puiser pour couvrir les mensualités du prêt. D’autres économies peuvent aussi être réfléchies en famille. Les indemnités de la Sécurité sociale (ou de l’assurance prévoyance pour les indépendants) pourront alors être suffisantes pour couvrir le montant du prêt.

 

En cas d’arrêt maladie, il n’est pas toujours possible de faire jouer son assurance crédit pour prendre le relai sur les remboursements. Heureusement, les emprunteurs disposent d’autres leviers pour éviter la cessation des paiements.

 

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